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Le meilleur comme le pire, tout autant que ce qui doit justifier qu’un personnage fasse la couverture du Time, voici comment aujourd’hui, on pourrait qualifier les réseaux sociaux. Entre twitter, où les clash se suivent et se ressemblent, Facebook, qui regorge de comptes haineux et de profils dont le métier de troll mérite un code ROME, et Instagram, théâtre d’une guerre du clic qui vire au harcèlement, on ne sait plus vraiment ce qu’ils ont de social, ces réseaux.

Twitter, le clash à grande vitesse

Ça n’est pas mon réseau favori, tout au plus un de mes outils de travail. J’y effectue mes recherches tout en y déposant mes liens favoris, en guise d’offrande à ma communauté, dont je ne connais pas le quart de la moitié de celles et ceux qui la constituent. Je me perds trop rapidement dans la foule des clashes et autres raids démarrés par les uns, suivis par les autres, ravivés puis éteints par les derniers. Récemment, à peine Aya Nakamura s’est-elle faite mettre au bûcher pour avoir manqué de répartie face à l’impitoyable Nagui qu’elle tend l’autre joue via le même canal et regagne par là-même les faveurs de sa communauté, qui n’en attendait pas moins. Peut-être ai-je passé l’âge de ces conneries qui vont plus vite que la musique.

Facebook, nid de trolls

Si Facebook est le premier réseau auquel j’ai accepté de vendre mon âme et tout le restant, il devient celui que je consulte le moins depuis son mariage avec Instagram et les doublons créés pour l’occasion. Lasse des commentaires haineux laissés sous chaque post, des comptes homophobes ou racistes évoluant en toute impunité au gré de l’actualité et malgré les signalements, je n’y consulte plus que les pages liées à l’actualité en évitant soigneusement la section des réactions sous peine d’avoir moi aussi des envies que la morale réprouve et dont certaines lois me préservent. Quant aux trolls qui commentent tout et n’importe quoi, je me console en me disant que je ne les nourris pas.

Instagram, arène du clic

Avec Noël, je et beaucoup d’entre nous se transforment en bêtes à concours, et ça n’est pas la magie qui me meut, mais l’envie de gagner. Le principe est simple, « tu t’abonnes à X comptes partenaires du concours, tu likes ce post, tu fais le perroquet en répétant la phrase qu’on te dit de répéter dans les commentaires en taguant X de tes amis. » S’ensuivra un tirage au sort désignant le gagnant. Réel désir de faire plaisir ou nécessité d’attirer l’attention de l’algorithme faire grimper le nombre de followers, espérer en secret les atteindre, ces fameux 10K pour avoir la joie d’intégrer le club très très prisé du Swipe Up, on ne sait pas. J’espère tout de même le gagner, ce robot culinaire.

Comme bien souvent, on crée un bel outil, qui peut faire le bien, et une fois qu’on l’a dans les mains, on le malmène, on le maltraite et on le mute en monstre. Le meilleur comme le pire, c’est bel et bien ce que sont les réseaux sociaux, mais c’est également bel et bien ce qu’ils révèlent de ses utilisateurs.


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9 commentaires


  1. Tu as parfaitement résumé ce que sont devenus les RS. Tout outil ou principe est systématiquement dévoyé. Je me suis souvent demandé : pourquoi mais pourquoi les médias demandent-ils l’avis des lecteurs, c’était la boîte de Pandore ouverte à toutes les dérives. Bref, la nuance, l’argumentation, la bienveillance sont (souvent) dead.

    1. Author

      Mais j’ai la sensation que dès qu’on invente un truc, on finit toujours par mal l’utiliser.






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