machine usine
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Image parmohamed Hassan de Pixabay

« Les garçons, vous vous rendez compte que pour la première fois depuis le début de notre quintet, tout le monde est actif et dans le merveilleux monde du travail? C’est vrai, on travaille tous les 5 les gars, c’est pas merveilleux? »

Cet état des lieux m’a sauté aux yeux l’autre soir, pendant qu’on cherchait l’organisation parfaite des repas sans verser dans le batch-cooking (on n’a autre chose à faire de nos week-ends que les passer entre le frigo, les placards, le four et la plaque de cuisson, par exemple Netflix sans Netflix et chill sans l’accent.)

Ce constat fait, nous avons très régulièrement, les deux tiers de la fratrie, le conjugué et moi l’occasion de nous raconter nos journées de labeur, de l’entrée au dessert, en passant par le remplissage du lave-vaisselle.

Généralement, et conformément à la réputation qui nous est faite à travers le monde, nous râlons, pestons, nous plaignons, concluant comme toujours par un soupir, ponctué de « Enfin, c’est comme ça hein, demain est un autre jour, vivement vendredi soir, les congés, juillet, la retraite, quand on sera mort, on la fermera. »

Mais ce fameux autre soir, on a invité la part noble du Français. La philosophie s’est insérée entre la poire et le fromage:

« Mais n’empêche, si tu regardes bien, même si c’est l’Homme qui a créé la machine, faut dire qu’aujourd’hui, le patron la préfère à lui. C’est vrai quoi, la machine, si tu regardes bien:

  • quand elle est malade, on la soigne;
  • quand elle déconne, on l’engueule pas, on lui colle pas un avertissement de travail;
  • son entretien individuel, c’est la révision annuelle;
  • on ne la licencie pas;
  • elle ne se plaint jamais
  • elle n’a pas d’enfant, pas de trajet;
  • elle ne prend pas de congés.

_ Ouais, même que quand elle fait du super boulot, on ne la félicite pas. »

 


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4 commentaires

  1. et c’est surtout qu’elle devrait être là pour soulager ceux qui travaillent et non pour les faire licencier et renvoyer à un monde de tracas

  2. Elle ne reçoit ni promotion, ni bisou ; elle passe ses nuits, ses week-ends toute seule !

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